Edito – Didier-Patrick Beudaert

Manoukian dit : quelque soit l’auteur ou le compositeur habitué à marquer son style, nous ne ressentions jamais ce dernier lors d’une interprétation par Johnny Hallyday.

Un monument, un rock, une personnalité, « notre Elvis » comme disent les Américains.

Connaître l’envers du décor – une tablée post-spectacle par exemple – permet de comprendre sa générosité, son charisme, sa gentillesse et sa force de caractère. J’ai connu !

Un perfectionniste qui emballe son public, ses 28 millions d’amis.

Vers 1960, mon prof de musique – beaucoup plus d’avant-garde que les autres – me faisait écouter Souvenirs, souvenirs Une époque où j’écoutais Presley, Ricky Nelson, Jerry Lee Lewis, Trenet, Bechet, Armstrong… Je me suis dit que la France évoluait.

Le rêve de Laeticia serait d’assister à un cortège funéraire sur les Champs-Elysées, une cérémonie à la Concorde et à l’Eglise de la Madeleine, un discours d’Emmanuel Macron… Après les hommages nombreux et unanimes ayant suivi l’annonce de la mort de Johnny Hallyday, l’heure est venue aux préparatifs d’une cérémonie d’adieu à la hauteur de celui que le chef de l’Etat a qualifié de « héros français ».

Mais où serait inhumé Johnny Hallyday ? nos confrères de RTL révèlent que ce ne serait ni à Paris, ni à Los Angeles, mais plutôt à Saint Barthélémy, une île que l’idole fréquentait tous les étés et où il possédait une résidence secondaire. Une maison qu’il avait souhaité mettre à disposition des victimes de l’ouragan Irma qui avait ravagé l’île en septembre dernier.

Johnny, en ce qui nous et me concerne, tu compteras toujours sur nous pour pérenniser ta personne, à l’instar d’Elvis Presley aux USA. Bien des « fans » ont déjà commencé.

Nos intellectuels se grattent la tête pour transformer notre belle langue française en un dialecte plat, insipide et dénué de tout historique. Il est vrai que pour certains, mieux vaut niveler la scolarité par le bas.
Jean d’Ormesson nous quitte, non sans rappeler combien nous sommes riches de mots, de syntaxe, de grammaire, aussi difficiles soient-ils.

Alors, stop au retrait des accents circonflexes et à cet imbroglio de masculin-féminin auquel on ne comprend plus rien.

Si vous connaissiez le nombre de femmes dans mon entourage qui y sont opposées.

Croyez-moi, j’ai du mal à dire « Bonjour Doctoresse » !

Je me suis fait rappeler à l’ordre par mon avocate quant je l’ai saluée : « Bonjour Maîtresse » !

Aussi par CE Secrétaire de Mairie femme, que j’appelais « la secrétaire » alors – avec tout le respect que je dois aux adjointes de secrétariat – que celle-ci arborait un haut titre administratif.

Comment nos enfants vont-ils lire Racine ?

Je dois sans doute vieillir !…

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