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L’édito du Dirlo !

Photo Didier edito

Que dire de ce qui nous arrive ? Depuis Charlie Hebdo, il faut s’unifier, arrêter les luttes intestines entre tous et ne pas faire de commentaires ni de politique sauvage.

C’est pourquoi, même si mes idées sont bien arrêtées après une grande réflexion et un certain travail de recherche, devant le poids qu’elles auraient, les exprimer ne ferait que soulager ma colère et non de faire avancer des solutions finales.

Mais n’oublions pas non plus, qu’entre les méchants banquiers qui font la vilaine dette, les terribles terroristes qui font l’affreuse insécurité et le chômage qui fait des misères au pouvoir d’achat, on a complètement occulté les questions d’environnement qui étaient pourtant la grande thématique des élections présidentielles.

Moins amusant en revanche, c’est que juste après le sommet Rio 20 où tout le monde s’est mis d’accord sur l’urgence de ne pas faire grand-chose, le Conseil National de la Recherche américain a réactualisé les prévisions du Groupe d’experts des Nations unies, relatives à l’élévation du niveau de la mer au cours du prochain siècle. Alors qu’on tablait sur une hausse de 18 à 59 cm d’ici 2100, il semblerait que les choses aillent en fait un peu plus vite : le rapport évoque une montée de 8 à 23 cm d’ici 2030, de 18 à 48 cm d’ici 2050 et de 50 cm à 1,40 m d’ici 2100.

Ce n’est pas du pur écologisme. La chose impactera au moins autant le métier de maître-nageur que celui de musicien ou de technicien du son.

Avec 1,40m de flotte dans une salle, les techniciens qui règlent une façade devront aussi se faire à l’idée que le son voyage dans l’eau de mer, non pas à 341 mètres par seconde mais à 1500 mètres par seconde. Ça change tout !

Entre autre, pour prévenir les risques d’électrocution du groupe comme du public, on donnera plus volontiers des concerts unplugged éclairés à la bougie…

Il faudra se tasser dans les salles car si le CNR américain nous promet moins de terres émergées, les démographes prévoient, quant à eux, que nous serons 9 milliards sur Terre en 2050.

Choisissons vite un maillot de bain de scène.

Vêtus de la sorte, les artistes comme Fabien Mornet, Jack Savoretti, Colline Hill ne seront guère perturbés dans leurs prestations. Ils seront même plus à l’aise.

Pour Oaks ; un chêne ne plie jamais…

La musique reste insensible aux géo-perturbations et il est reconnu qu’il faut un certain taux d’humidité au bois des instruments.

Par contre, toute récidive de diddley bow sera impossible à cause de la rouille. Le one-string de Bo Diddley perdra toute sa valeur et surtout le son.

Mais si les artistes se « mouillent » régulièrement, il faudra envisager de protéger leurs instruments par des flight-cases étanches, type bidons pour canoë-kayac.

Pour un fiddle, pas de problème, mais une contrebasse !…

 

Bonne lecture et bonne fin d’année…

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