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John Entwistle, un bassiste virtuose

John Alec Entwistle, musicien britannique né le 9 octobre 1944 à Chiswick dans la banlieue de Londres, décède le 27 juin 2002. Il est le bassiste du groupe The Who, considéré comme l’un des plus talentueux et importants bassistes de tous les temps. Véritable virtuose, il change la perception de son instrument, sa place au sein d’un groupe de rock, et ce dès le premier succès du groupe en 1965, My Generation, ponctué d’un solo de basse exécuté à une étonnante rapidité. Il crée avec les Who un véritable mur de son, faisant tenir tout l’ensemble, particulièrement sur scène.

En 2000, la revue anglaise Guitar magazine le désigne meilleur bassiste du millénaire.
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Dans son enfance, il se forme à trompette, au cor et au piano. Ces trois instruments seront utilisés plus tard dans de nombreuses compositions des Who. Il intègre ainsi le Middlesex Youth Orchestra. Il se met par la suite à la guitare, mais se sent vite attiré par le son grave et puissant de la basse, et passe ainsi à la quatre cordes.
Avec son ami d’enfance Pete Townshend, ils seront recrutés par Roger Daltrey et formeront, au début des années 1960, le groupe ancêtre des Who: The Detours. En 1964, les trois musiciens entraînent avec eux le batteur Keith Moon: la forme définitive du groupe est alors adoptée.
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De bonne constitution (capable de dépasser en tous points les autres membres du groupe), John Entwistle acquiert le pseudonyme de « The Ox », (en français « Le Bœuf »). Il est souvent considéré comme le plus calme des membres des Who. Bill Wyman le décrit d’ailleurs comme « l’homme le plus calme en privé mais le plus dynamique sur scène ». Il adopte en effet un jeu très original qui consiste à ne jamais bouger, ce qui contraste aussi bien avec la rapidité des mouvements de ses doigts qu’avec le chaos provoqué par ses trois acolytes. On le surnomme à ce titre John « Thunderfingers » Entwistle.
John Entwistle est un talentueux compositeur et artiste. Il écrit quelques unes des plus célèbres chansons des Who comme : Cousin Kevin, My Wife, Boris the Spider ou Heaven and Hell, titre phare des Who joué à chaque début de concert et présentant avec vigueur le style du groupe. Sa personnalité unique s’exprime au travers des thèmes de ses chansons, souvent sur des sujets provocateurs comme le divorce (My Wife) ou les abus subis par un petit garçon.
En plus de son activité avec les Who, Entwistle menait une carrière solo. Il sort de nombreux albums solo au début des années 1970.
John Entwistle meurt en 2002 à Las Vegas, la veille du premier concert d’une tournée des Who aux USA.

Le médecin légiste de Las Vegas déclara que cette mort était due à une crise cardiaque, à la suite d’une prise de cocaïne.
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Le bassiste d’origine italienne Pino Palladino le remplace alors sur scène.
La contribution de Entwistle au rock fut d’élever la basse au rang d’instrument de premier plan. Doté d’une forte personnalité et n’entendant pas être remis à l’arrière-plan comme la majorité des bassistes des sixties, il développe un jeu original, d’abord au médiator puis aux doigts, pratiquant des arpèges et des riffs rapides, agressifs et très inventifs à un volume sonore assourdissant. Son jeu de basse ressort mal en studio, son style et le son sont surtout développés à leur maximum sur scène, comme lors du passage des Who au Rolling Stones’ Rock and Roll Circus en 1968, ou lors de l’enregistrement du concert Live At Leeds en 1970. Lors des concerts, Entwistle et le guitariste Pete Townshend échangent souvent leur rôle, Entwistle jouant rapidement des lignes mélodiques, comme un soliste, pendant que Townshend rajoute des parties rythmiques au morceau. Entwistle est aussi un pionner dans l’utilisation des roundwound steel bass strings développés spécialement pour lui, par la Rotosound company.
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On peut dire qu’Entwistle est le musicien le plus formé du groupe, maîtrisant des instruments aussi complexes et divers que la trompette, le cor, le piano, et bien sûr la basse. Sa technique musicale est irréprochable. Il ancre le groupe dans le tempo lors des concerts, étant toujours d’une régularité impeccable, donnant la mesure tout en accompagnant Pete Townshend dans ses improvisations.
Plus prosaïquement, Entwistle utilise indifféremment le médiator ou le jeu aux doigts, parfois au sein de la même chanson.
Entwistle aide au développement du son percutant de la basse, créant une technique inhabituelle dite de « typewriter », bien des années avant que le slap soit introduit par le pionner du funk Larry Graham. Ce son percutant est évident dans le solo de basse de 1964, enregistré sur le single des Who : My Generation.
John chante aussi fréquemment sur scène et en studio, assurant le plus souvent les chœurs avec Pete Townshend ou doublant le chant de Daltrey. On se rappellera particulièrement de ses parties de falsetto très présentes notamment dans les chansons A Quick One While He’s Away, Can’t Explain, Happy Jack… En plus de cela, Entwistle assure le chant principal sur la plupart de ses compositions, introduisant au sein des Who le chant guttural, notamment présent sur Boris The Spider ainsi que sur quelques autres morceaux.
Par ailleurs, le musicien, qui pourtant s’adapte au rock et au jazz, déteste le rap. On lui doit ces mots secs et non déguisés: « Je ne peux pas supporter le rap… Ceux qui ne savent pas chanter rappent… On peut chanter la rébellion aussi bien que la parler… Hitler aurait été dans un groupe de rap »…
Les influences de l’artiste sont décrites par lui-même, comme une combinaison de guitaristes de rock & roll comme Duane Eddy et Gene Vincent, de soul et de bassistes de R&B comme James Jamerson.

En amenant la basse au premier plan musical, Entwistle reste le modèle de très nombreux musiciens dont Lemmy Kilmister de Motörhead, steve harris d’Iron Maiden, Les Claypool, Geddy Lee, Noel Redding, …
John Entwistle a, durant sa carrière musicale, utilisé une multitude de modèles de basse. De 1965 à 1971, il utilise surtout des Fender Precision. C’est d’ailleurs à partir du corps de l’une d’entre elles qu’il fabrique « Frankenstein », en 1967, une basse customisée avec les restes de quatre basses. Il utilisera cet instrument jusqu’au milieu des années 70. Parmi les modèles utilisés à cette époque, il y a aussi la Danelectro Long Horn utilisée notamment pour enregistrer My Generation. A partir de 1971 jusqu’à 1974, ce sont surtout des Gibson Thunderbird qui sont utilisées en concert puis après 1974, des Alembic Serie I et des Alembic Explorer.

Il aura utilisé trois basses pour le solo de My Generation.

Il n’aura cassé sa basse qu’une fois lors de sa carrière à la demande insistante de Pete Towshend.
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