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MACHA GHARIBIAN Sortie du nouvel album TRANS EXTENDED

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Après son premier disque Mars (2013) qui avait fait l’objet de l’interview de WE LIKE MUSIC et alerté les mélomanes et la critique unanime, MACHA GHARIBIAN s’installe avec Trans Extended dans le paysage des musiques inclassables.

Entrainante, poignante, il ne faut pas chercher à vouloir mettre un seul mot sur le style de MACHA GHARIBIAN. C’est simplement un moment à vivre, une musique inspirante à ressentir.
Un simple tapement de pieds, une vibration de guitare (David Poteaux Razel), un frisson de contrebasse (Théo Girard), un sifflement de kaval (Tosha Vukmirovic) et quelques effleurements de piano (Macha Gharibian) nous emportent dans des mélodies de l’Est sur fond de jazz.
Une harmonie surprenante aux associations instrumentales atypiques envahit alors la scène.

Pour mémoire, Macha nous vient d’Arménie, elle a grandi et vécu en France, en suivant des études classiques. C’est une grande amoureuse de New York, et considère le jazz comme sa deuxième famille.

Chaque titre de son deuxième album Trans Extended est très caractéristique, vous êtes emporté en quelques minutes d’un son punchy aux consonances de jazz new yorkais, au douceurs spirituelles du Japon (Mont Kurama), puis aux rythmes endiablés de Saskatchewan. Pas le temps de vous ennuyer c’est moment vivant à saisir.

Au delà de la richesse instrumentale proposée, de sous sa chevelure ébouriffée s’échappe une douce voix grave, posée, qui nous rapporte aussi bien des histoires en anglais que des contes arméniens émouvants lui venant de son papa (fondateur du groupe Bratsch).

Rencontre avec Macha Gharibian le 31 mars 2017 au café Opéra à Paris.

 

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  • Comment s’est passée ta tournée pour ce 2ème Album ?

« Cette tournée en Asie et en Amérique du Sud a été une expérience génialement nouvelle, amusante et pleine de rencontres ». Tant de part par les lieux que de part la prestation. Macha tourne pour la première fois en Asie ainsi qu’en Amérique du Sud et joue en trio.

Cette expérience fût intense, pas moins de 13 concerts en Asie. La nouveauté de jouer dans ces pays ainsi qu’en trio n’étaient pas les seuls nouveaux challenges car il fallait s’adapter à l’environnement et donc aussi aux conditions. Entre autre il a fallu s’adapter aux instruments disponibles (clavier, basse électrique).  C’est ce qui rend chaque concert de Macha aussi unique et imprévisible.

Unique et imprévisible, deux mots qui correspondent bien à l’univers de Macha. « L’important est de s’amuser, d’aimer ce que l’on fait et de le partager avec les autres. »

Vivre le moment présent, au plus proche de son public, en créant une connexion humaine, c’est ce qui fait vibrer Macha.

Cette tournée l’aura marquée et lui aura donnée le goût de continuer à développer de nouveaux morceaux en trio. Cela provient d’une envie profonde de respecter les caractéristiques propres de chaque instrument en leur accordant une place plus importante lors de prochains concerts. Le piano aura une place plus conséquente, le chant aussi, à condition « d’avoir quelque chose à raconter » nous dit Macha. L’écriture n’est pas un exercice facile mais reste un exercice auquel l’auteur s’adonne et souhaite développer.

Macha recherche à transmettre des émotions plus intimes et universelles.

 

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  • Que ressens-tu sur scène ?

« De plus en plus de plaisir, de l’amusement. Au départ, forcément un peu le trac, l’exercice demandait beaucoup de concentration pour ne pas se laisser emporter par les distractions de la salle mais au fur et à mesure de l’exercice, je me sens toujours plus à l’aise et mon jeu s’en fait ressentir.  Mes cordes vocales se détendent, l’harmonie musicale avec le groupe est beaucoup plus homogène. Au plus le temps avance, au plus ma voix se pose, je me sens très détendue et c’est ce qui rend le moment encore plus plaisant et où je me sens plus en connexion avec le public. »

 

 

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  • Pourquoi cette association d’instruments atypiques ?

Macha rassemble des instruments dont on ne soupçonnait pas l’association possible. Plus que ca elle nous fait découvrir des instruments pas toujours connu du grand public tel que le Kaval (flûte traditionnelle des Balkans). A cette interrogation Macha nous répond que tout se passe à l’instinct, que chaque instrument correspond à une personne. Ce n’est qu’après quelques répétitions avec le groupe que le déclic intervient et que la magie s’opère. Macha résume ainsi cela de manière très poétique : « On entend les couleurs »

Le tout repose bien entendu sur un travail collectif de chaque musicien, avec qui l’harmonie se créée au fil du temps. Au final peu de répétitions mais beaucoup de fraîcheur dans l’instant présent vécu. « Rien n’est prémédité, tout n’est qu’instant impalpable. »

 

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  • Quelles sont tes sources d’inspiration ?

« Cela varie, mais en ce moment je m’évade beaucoup à travers la chorale Bach et la Passion de Saint de Jean. Plus jeune j’écoutais aussi bien du hip pop, que du R&B ou de la musique classique ». Macha n’est pas cantonnée à un univers, elle trouve l’inspiration à l’instinct et la curiosité. Elle aime aussi retourner dans les îles grecques pour se ressourcer.

En quelques mots Macha Gharibian est une artiste aux racines jazzistes qui nous bouscule avec un genre atypique. Ce deuxième album est un petit bijou frais et poétique, Macha on attend votre 3 ème Album avec impatience !

5 comments

    • Joelle H

      Merci pour ce compliment.
      En effet, notre rôle est aussi de faire découvrir des artistes émergents et souvent de grande valeur.
      Aurélie BOUICHOU

    • Joelle H

      merci, cette artiste est une belle découverte pour moi également. J ai aimé la rencontrer et ai beaucoup appris de notre rencontre !
      aurelie bouichou

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