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Le Written In Scars de Jack Savoretti

unnamedUn rien charmeur, un brin romantique et surtout plein de talent, l’Anglais Jack SAVORETTI est en train de conquérir l’Europe grâce à son nouvel album Written in Scars, un album piqué dans une irrésistible veine pop, teinté de folk avec beaucoup d’originalité. Classé à la première place des Charts indépendants au Royaume-Uni, en plus de monter à la douzième place du classement officiel mi-juillet, il dépasse désormais les 70 000 exemplaires vendus (soit la deuxième performance d’un jeune artiste britannique derrière James Bay, cette année), auxquels s’ajoute sa sortie en Italie, Suisse, Allemagne, Autriche, ainsi qu’en Scandinavie, confirmant l’émergence de ce fabuleux singer-songwritter attendu pour un deuxième passage en France début 2016.
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A 31 ans, Jack SAVORETTI n’est pas tout-à-fait inconnu, puisque Written in Scars est son quatrième opus, mais le premier que sort BMG après un long procès de l’artiste contre son ancien management, sans lequel il sortit Before the Storm (2012).
« Je l’avais composé seul, alors que cette fois, j’ai voulu collaborer avec d’autres musiciens », raconte le chanteur avant de les présenter : « Sam Dixon, excellent bassiste mais aussi directeur artistique génial, qui a travaillé avec Adele et Sia ; Matty Benbrook, l’ancien batteur de Faithless, qui a collaboré avec Paolo Nuttini et Jake Bugg, le guitariste Pedro Vito, que je connais depuis longtemps. Ils m’ont tous inspiré ! Chaque fois que nous nous retrouvions en studio, un morceau en sortait à la fin de la journée, ce qui confère à l’album plus de créativité et de spontanéité ! »
Doté d’une voix ultra séduisante, entre Paolo Nuttini et George Ezra, notre Londonien s’est aussi inspiré des origines latines que dissimule difficilement son nom.
« La plupart de mes influences musicales viennent de mes parents. Mam mère, qui est Anglaise, écoutait The Eagles, Crosby, Stills & Nash ou les artistes de la Motown. Mon père aimait d’avantage la musique italienne et française des années 60 & 70 : Ennio Morricone, Serge Gainsbourg. »

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Outre la nature de ses textures sonores à la fois riches et chaleureuses, électriques et acoustiques, le plus frappant sur Written in Scars réside aussi dans ses rythmiques à la base des compositions : « J’ai découvert dans un documentaire que Paul Simon commençait toutes ses chansons par le choix d’un rythme, ce qui m’avait choqué de sa part, car c’est l’un des plus grands auteurs de tous les temps. Mais il est vrai que tous les thèmes rythmiques puisés dans différentes cultures lui ont permis d’écrire des albums toujours différents. Si bien que Sam, Matty et moi avons décidé d’en faire de même, conscients que si le public était attentif aux mots, il serait d’avantage capté par le rythme des morceaux. »
Dès l’ouverture de l’album avec Back to me , dans un esprit proche de Coldplay, son groove s’avère redoutablement contagieux, tandis que le timbre rauque et sensuel du chanteur imprime une mélancolie que renforce la mélodie du piano ; « Le meilleur moyen de définir n’importe quel Italien que vous croisez est certainement la mélancolie. Même si je suis à moitié Anglais, elle est présente dans toute ma musique », confirme-t-il.
Né à Londres en octobre 1983, il n’a jamais oublié Gênes, la ville natale de son père. Jack y a même tourné le clip de Home, magistrale fresque pop électro-acoustique aux percussions tribales, dont le texte fait d’avantage référence au sentiment amoureux qu’à un endroit en particulier. Quand il était adolescent, ses études l’avaient amené en Suisse, à l’American School de Lugano. Il n’y apprit rien sur la musique, y compris lorsqu’il étudia plus tard le cinéma à Londres, mais grâce à une guitare offerte par sa mère, les poèmes qu’il se plaisait à écrire étaient devenus des chansons, puis un premier album avec Between the Mind (2007). « C’est surprenant de constater que les gens vous écoutent d’avantage quand vous chantez que lorsque vous lisez un poème » rigole-t-il, avant de revenir à Written in Scars, son meilleur album dont le titre éponyme nous en convainc.
Mariage réussi entre pop et folk, célébré par des intonations soul à la Joe Cocker. L’alternance de rythmiques acoustiques, énergiques ou plus mélancoliques se retrouve dans les ambiances western poussiéreuses de Tie Me Down et discrètes cordes classiques.
Nobody ‘Cept You, cette magnifique reprise de Bob Dylan, lui fait rappeler une période difficile de sa carrière : « J’étais à San Monica au studio de Jackson Browne pour réaliser mon deuxième album, Harder Than Easy, quand quelqu’un m’a fait écouter un bootleg de Dylan alors que je m’apprêtais à abandonner la musique. Cette chanson m’a poussé à continuer ».
Le secret du songwriting de Jack SAVORETTI est peut-être dans la manière avec laquelle il interroge le monde comme les sentiments humains, sur des mélodies aussi combattantes qu’accrocheuses.

L’interview de Jack SAVORETTI par notre rédactrice Alexia Petitjean

 

  • Hello Jack, pouvez-vous vous présenter ?

Moitié de moitié italienne, je suis auteur-compositeur-chanteur anglais qui vit à Londres et vient de sortir son quatrième album : Written in Scars.

  • Quand et comment avez-vous fait vos premiers pas dans la musique ?

À n’importe quel moment, j’ai écrit et ai exécuté de la musique. Je pense que c’est le seul chemin.

  • Votre père est Italien et votre mère Anglaise. Deux mondes très différents qui se mélangent dans votre musique, en faisant tout l’originalité. Quelles sont vos influences musicales ?

Les vieux chanteurs/auteurs-compositeurs italiens, tels que Battisti, Guccini, Dalla et d’André ont été très important pour moi. L’aspect jovial de la musique italienne est pratiquement impossible à reproduire, mais je passerai ma vie à essayer. Les auteurs-compositeurs californiens avaient aussi un grand impact sur moi. Leur honnêteté et leur sens de la musique ont retenu mon attention dès le début.

  • Vous êtes né à Londres, la ville rock par excellence. Votre musique est-elle influencée par le rock britannique ?

Il y en a plusieurs. J’ai eu la chance incroyable de côtoyer avec respect des “grands” comme “Monsieur” Paul McCartney, avec qui j’ai partagé quelques expériences de valeur. J’ai eu aussi la chance de voyager avec Jake Bugg et d’observer comment il tient la barre.

  • Il semble que vous aimez la poésie. Ecrivez-vous toujours ?

La seule différence entre la poésie et la chanson est que je fais toujours la musique.

  • Aujourd’hui vous avez travaillé avec des grands musiciens comme Sam Dixon. Vous ont-ils aidé à vous développer ?

Absolument. Il est étonnant de tourner avec de tels grands musiciens, mais plus que cela, des personnes formidables. Nous sommes devenus de bons amis grâce au temps passé ensemble. Musicalement, ils finissent souvent mes phrases.

  • Que vous a signifié cette collaboration ?

Je pense que j’ai déjà répondu à cela.

  • Le rythme semble être très important dans Written in Scars. Symbolise-t-il , pour vous, un changement ?

J’ai vu le documentaire de Paul Simon concernant ses rythmes et où on lui a demandé : “pourquoi tous vos albums sont si différents ?”. Il a répondu : “d’habitude, je tombe amoureux d’un rythme d’une partie du monde puis je veux enregistrer un album autour de cela “. J’ai pensé que c’était fascinant de penser à cela. Je suis donc entré en studio en me concentrant sur cela.

  • Le nom de votre album – Written in Scars – porte-t-il un message plutôt positif. Pouvez-vous l’expliquer ?

J’ai voulu que celui-ci soit un triomphe. Oui, je me suis donné un coup de pied au cul , me suis couvert de cicatrices mais ici, je dois en raconter l’histoire. J’ai voulu que ce soit un album qui, quand vous l’écoutez, vous entraîne à aller là-bas et faire ce que l’on vous demande. Un album où “rien n’est impossible”.
Je sais que les sons sont vraiment sentimentaux mais … j’ai voulu que cela ait le même effet sonore que la bande-son de Rocky. Il dit : “Wow, nous l’avons fait, nous avons survécu, nous avons fait un autre album”. Le titre dit tout.

  • Vous étudiez le cinéma à Londres. Composez-vous vos albums comme un film ?

Je n’étudie pas le film.

  • De quels sujets vous approchez-vous dans vos paroles ?

Expériences quotidiennes. Tout ce que j’écris est vécu, ou que ceux autour de moi ont vécu ou ont été affectés.

  • Vous avez joué au “Pop up du Label”. Comment s’est passé votre échange avec le public français ?

C’était étonnant. Je suis allé plusieurs fois à Paris pour d’autres artistes et ceci était mon premier show, un moment très spécial. Le public était grandiose et nous avons passé une nuit fantastique.

  • Avez-vous planifié des concerts supplémentaires en France ? Où pourrons-nous vous trouver sur scène ?

Nous venons juste de finir une tournée européenne et nous parlons déjà de la prochaine. Je pense qu’on l’annoncera dans quelques semaines.

  • Quels sont vos projets futurs ?

Présenter cet album à travers l’Europe et plus tard, de sortir d’autres albums…

  • Merci Jack pour cet entretien à distance.

Merci Alexia et à très bientôt autour d’une scène.

Jack SAVORETTI « WRITTEN IN SCARS »
Sortie album 23 octobre 2015.
Premier single « The other side of love »

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